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Actualités
FFMKR PACA-Corse
02 juillet 2007
Compte rendu assemblée générale de l'union régionale PACA CORSE du 30 juin 2007
22
novembre 2005
Mise
en ligne de la page TRAVAUX
DE RECHERCHE
ETUDIANTS
KINES : URGENCE !
Les
étudiants de lInstitut de Formation en Masso-Kinésithérapie
de Nice (IFMK)
ont une nouvelle fois exprimé leur colère le vendredi 28
octobre
Ils
manifestaient devant lHôpital Pasteur, à deux pas de
la faculté de médecine où ils sont devenus indésirables.
L'assemblée
générale des Unions Régionales PACA-Corse et Languedoc-Roussillon
des syndicats de Masseurs-Kinésithérapeutes affiliés
à la FFMKR a eu
lieu le 11 juin 2005 à Montpellier.
Ordre
du jour
Compte-rendu
de la JOURNEE DE COLLOQUE "Recherches en Kinésithérapie
n° 2" et "Actualités professionnelles et syndicales"
organisée par les Unions Régionales PACA-Corse et Languedoc-Roussillon
des syndicats de masseurs-kinésithérapeutes affiliés
à la FFMKR
le samedi 23 octobre 2004 à Nice.
03/06/04 COMPTE-RENDU des Assemblées
Générales des Unions Régionales PACA-Corse et Languedoc-Roussillon
des syndicats affiliés à la FFMKR, le 22 mai 2004.
-> Prochaine réunion de travail inter-régionale les 22
et 23 octobre 2004 à Nice.
01/12/03
: L'évaluation des compétences
des Masseurs-Kinésithérapeutes pourrait-elle conduire à
l'autonomie d'exercice de la profession ?
Les Travaux des syndicats de MK affiliés
à la FFMKR. AJACCIO les 26, 27, 28 Sept 2003
-> La suite des actualités
L'évaluation
des compétences des Masseurs-Kinésithérapeutes pourrait-elle
conduire à l'autonomie d'exercice de la profession ?
Expertise
du rapport Matillon intitulé : " Modalités et conditions
d'évaluation des compétences professionnelles des métiers
de la santé ".
F. Gatto. Kiné-Actualité n° 917, pp 2-4. Et du Kiné-Actualité
n° 918 pp 6-7. Paris. novembre 2003. Société de Presse
en Kinésithérapie (SPEK).
1. La mission
Jean-François Mattei, Ministre de la santé, de la famille
et des personnes handicapées, et Luc Ferry, Ministre de la jeunesse,
de l'éducation nationale et de la Recherche ont confié le
26 novembre 2002 une mission exploratoire au Professeur Matillon, ancien
Directeur de l'ANAES.
Il s'agissait d'examiner le cadre et les méthodes permettant de
définir les modalités et les conditions d'évaluation
des compétences qu'il serait possible de proposer en France.
C'est à dire : " Quels sont les différents éléments
constitutifs de la compétence professionnelle des différents
métiers de la santé ? peut-on les évaluer ? Quelles
sont les responsabilités des organisations professionnelles qu'il
convient de mobiliser pour permettre l'évaluation des compétences
?
Quels sont les moyens et les partenariats qui devraient être mobilisés
pour mettre en uvre une organisation permettant de garantir la compétence
des professionnels de santé en exercice ? "
L'objectif déclaré de cette mission est de " continuer
à développer une politique ambitieuse d'amélioration
continue de la qualité des soins dont une composante est la compétence
des professionnels ".
2.
Analyse de contenu et interprétation du point de vue de la F.F.M.K.R.
Le rapport de mission du Professeur Matillon reçu le 15 novembre
2003 à la FFMKR est constitué :
1. d'un texte de 36 pages dont 6 pages de revue de presse ;
2. de 58 pages d'annexes constituées par :
- une liste des personnes rencontrées et interrogée par
des entretiens;
- des références bibliographiques majoritairement dans le
champ de la médecine mais n'apparaissant pas toutes dans le corps
de texte du rapport,
- un rapport de mission écrit par Monsieur Joël Moret-Bailly
de l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne intitulé :
" L'organisation juridique des compétences des professionnels
de santé ",
- le rapport d'enquête publique sur les enfants opérés
du cur à l'infirmerie Royale de Bristol (UK),
- la synthèse et le rapport élaborés par le Docteur
Hervé Maisonneuve de l'Université de Paris VII intitulé
: " La démarche de l'Institute of Medicine (Washington DC,
USA) " Health Professions Education : a bridge to quality ".
La mission consistait donc à explorer, c'est-à-dire à
fouiller une question, à chercher, à problèmatiser,
à poser des problèmes sans forcément les résoudre
et à donner des pistes de travail.
Il a été décidé de se questionner sur ce rapport
de mission exploratoire et conformément à la demande les
deux Ministères de Tutelle de participer au titre de la F.F.M.K.R.
en qualité de représentant d'une profession à "
préciser les moyens et les partenaires qui devraient être
mobilisés pour mettre en uvre une organisation permettant
de garantir la compétence des professionnels de santé en
exercice ". L'expertise s'est focalisée sur la profession
de Masseur-Kinésithérapeute (MK).
Ce
rapport est à interroger avec le rapport du Doyen Berland (KA n°
914, 30 10 2003) où sont posés certains jalons du transfert
des compétences.
En France la non augmentation significative des places dans les Instituts
de formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK) pendant de nombreuses
années, la pénurie des professionnels de santé, la
demande et les besoins de santé de la population (Loi du 04 mars
2002) conduisent les pouvoirs publics à penser au transfert de
compétences vertical qui pourrait être : médecin vers
Masseur-Kinésithérapeute, Masseur-Kinésithérapeute
vers aide soignant, Masseur-Kinésithérapeute vers médecin
) et horizontal qui pourrait être : Masseur-Kinésithérapeute
vers infirmière
En effet, " le code de la santé publique définit les
professions de manière générale en fonction des actes
professionnels que celles-ci peuvent accomplir. Ceux-ci sont ensuite précisément
fixés, dans le cadre des règlements. Cette fixation par
le règlement permet une certaine souplesse dans l'évolution
des actes possibles, dans le respect des dispositions générales
fixées par la loi " (rapport Matillon, p. 8, 2003). La tentation
est de taille
" On peut donc imaginer, en respectant les bornes et les normes liées
à un système construit à partir des qualifications
professionnelles, que les interventions effectives des professionnels
s'organisent également en fonction de leurs compétences
" (rapport Matillon, p. 9, 2003). Quelle est la définition
de la compétence retenue par ce rapport de mission ? " La
compétence est définie comme l'ensemble des caractéristiques
individuelles (connaissances, aptitudes, et attitudes) qui permettent
à une personne d'exercer son activité de manière
autonome, de perfectionner sans cesse sa pratique et de s'adapter à
un environnement en mutation rapide (...) " (rapport Matillon, p.
10, 2003). Il s'agit alors d'évaluer la compétence des professionnels
en exercice. " La loi du 04 mars 2002 donne le contrôle de
la compétence aux ordres professionnels " (rapport Matillon,
p. 9, 2003). Ce rapport soutien donc le principe d'un ordre professionnel
pour les MK pour assurer la sécurité et la qualité
du service de santé rendu par la Masso-Kinésithérapie.
Ordre accepté par le Ministre Jean François Mattei. La méthode
d'évaluation de la compétence n'est pas décrite (rapport
Matillon, p. 11, 2003). Néanmoins les conclusions de ce rapport
montrent le modèle d'évaluation des compétences proposé
ainsi que la méthode et les outils d'évaluation : "
La mise en uvre d'une VAE valorisante et dynamique permettant de
garantir la compétence des professionnels de santé en tenant
compte des acquis de l'expérience dans le temps, non seulement
pour les professions paramédicales mais également pour les
professions médicales ". (rapport Matillon, p. 35, 2003).
La logique d'évaluation choisie est celle du contrôle issu
du système mécanique. Il semble difficile d'évaluer
les compétences en Kinésithérapie par un jury de
VAE (validation des acquis de l'expérience) qui se réuni
pour examiner un dossier écrit, écouter puis interroger
un candidat qu'il rencontre pour la première fois. Pour De Ketele
la compétence c'est : un savoir mobiliser par l'élève,
issu pour une large part de savoirs, de savoir-faire et d'attitudes, dans
un environnement contextualisé à partir de tâches
concrêtes ". S'il s'agit bien d'évaluer les compétences
des candidats le système de contrôle constitué par
la VAE n'est pas suffisant et ne peut pas permettre d'évaluer des
compétences aussi complexes que l'activité de Masseur-Kinésithérapeute
nécessite.
C'est apparemment en partie en fonction du modèle de l'évaluation
qu'il sera décidé la réorganisation du système
de santé sur la base des compétences des professionnels
de santé. Depuis plus de 40 ans les enseignants-chercheurs spécialistes
de l'évaluation ont montré que l'évaluation n'est
pas du contrôle (Bonniol, Vial, Cardinet, Figari, Ardoino, Berger
).
Il est proposé plus loin dans le texte la conception de la profession
de Masseur-Kinésithérapeute dont le socle repose sur un
modèle de l'évaluation qui n'est pas que du contrôle
et dont les actes auprès des patients conduisent à l'auto-questionnement.
L'activité du MK est dans une logique différente de la systématisation
et du contrôle des procédures. Le modèle taylorien
ou fordien pour la réalisation des tâches dans les situations
de travail ne peuvent pas rendre compte de l'activité réelle
du Kinésithérapeute.
La conception de la l'activité thérapeutique en Masso-Kinésithérapie
est particulière. En effet les connaissances et les comportements
des masseurs-Kinésithérapeutes ne sont pas disjoints des
valeurs de cette profession et du sens général que les MK
donnent à leur activité.
La réalité sociale n'est ni objective ni subjective. Elle
est relationnelle. C'est de la relation sociale que l'on tire le sens
de la conduite de l'acteur. Prendre en compte les valeurs partagées
par la profession Masseur-Kinésithérapeute et sa conception
spécifique de l'activité de soin et de la relation est indispensable.
En
page 11 de ce rapport il est question d'interdisciplinarité "
dans un contexte d'interdépendance accrue, les rôles respectifs
des différentes professions dans l'organisation des soins doivent
être mieux définis, notamment par la constitution de référentiels
métiers et l'approfondissement des perspectives que peut offrir
une substitution des rôles entre les différentes professions
" (rapport Matillon, p. 11, 2003). D'une part il est écrit
le terme d'interdisciplinarité entre les professions de santé
et non d'interprofessionnalité. Il est donc proposé la constitution
d'une discipline en Kinésithérapie. Cela correspond aux
objectifs de la F.F.M.K.R. et à ce titre la fédération
entend un message d'ouverture et de proposition
D'autre part il
est proposé de substituer des rôles entre les différentes
professions pour réguler la démographie professionnelle
autour du partage et de redistribution de tâches entre les différents
métiers (
) et de mettre en oeuvre un système de validation
en cours de " carrière " en structurant les passerelles
intraprofessionnelles et extraprofessionnelles " (rapport Matillon,
p. 16, 2003). L'intention idéologique, philosophique et politique
de ce rapport est ici clairement énoncé. Il s'agit d'un
transfert de compétences vers d'autres professions. Ce transfert
est-il possible ? Dans quelles conditions permettrait-il d'améliorer
l'organisation du système de santé et la qualité
des soins ?
La procédure proposée pour tendre vers ces projets est "
de formaliser un dispositif d'évaluation de la compétence
" permettant de construire un " dispositif de validation de
la compétence " (rapport Matillon, p. 27, 2003). " La
compétence d'un professionnel peut être validée par
l'obtention du diplôme initial, la mise en uvre d'une formation
continue, une activité professionnelle effective, et un mécanisme
de mise en uvre de revue par les pairs régulier s'il existe.
En corollaire la question de recertification des professionnels a été
régulièrement abordée " (rapport Matillon, p.
27, 2003). Un ou plusieurs de ces dispositifs permettraient-ils aux MK
de demander la validation d'un diplôme de médecine générale
? Un ou plusieurs de ces dispositifs permettraient-ils à des aides-soignants
de valider un diplôme de MK et/ou d'obtenir le droit de réaliser
de la gymnastique médicale et/ou du massage sans suivre les études
dans un IFMK ? Un ou plusieurs de ces dispositifs permettraient-ils à
des professeurs d'éducation physique et sportive de valider un
diplôme de MK et/ou d'obtenir le droit de réaliser de la
gymnastique médicale et/ou du massage ? Un ou plusieurs de ces
dispositifs permettraient-ils à des personnes qui pratiquent l'exercice
illégal de la masso-kinésithérapie d'obtenir le droit
de poursuivre leur activité ?
Les candidats dont les compétences
seraient validées aurait-ils les mêmes valeurs, la même
identité professionnelle, la même conception du soin, la
même professionnalité et la même professionnalisation
que les MK qui auraient suivies une formation dans un IFMK ? Le sens qu'ils
donneraient à leur activité serait-il identique ? La qualité
des soins, la sécurité du patient et les résultats
en terme de santé à court, à moyen et à long
terme seraient-ils équivalents ?
Ces actes thérapeutiques seraient-ils pris en charge par les Caisses
d'Assurance maladie ? De nouvelles Institutions de formation seraient-elles
agréées par le Ministère de la santé ?
" Tous les diplômes concernant les secteurs sanitaires et sociaux
devront à terme être accessible à la Validation des
Acquis de l'expérience (VAE). En revanche l'application de la loi
au domaine de la santé, compte tenu de l'intervention des professions
réglementées, soulève des questions spécifiques
qui devront être débattue avant d'être mise en uvre
" (rapport Matillon, p. 31, 2003). Le rapport Berland et le rapport
Matillon constituent-ils les premiers débats ?
" L'évaluation des compétences constitue pour le professeur
Matillon un levier indispensable pour une véritable régulation
médico-économique du système de santé "
(rapport Matillon, p. 34 2003).
En conclusion le rapport propose, entre autres :
- " la mise en uvre un dispositif expérimental d'évaluation
des compétences.
- La mise en uvre d'une VAE valorisante et dynamique permettant
de garantir la compétence des professionnels de santé en
tenant compte des acquis de l'expérience dans le temps, non seulement
pour les professions paramédicales mais également pour les
professions médicales " (rapport Matillon, p. 35, 2003).
Ce rapport est clair : le projet politique est annoncé ; le projet
programmatique est proposé. Il complète sur certains point
le rapport du Doyen Berland et propose des procédures de réalisation.
Le modèle du management participatif est largement utilisé.
Il est écrit concernant la mise en uvre que " cette
mission ne peut aboutir sans l'accord des syndicats et des professionnels
".
3.
Réserves méthodologique sur les conclusions du rapport
Pour une mission qualifiée d'exploratoire les conclusions sont
pour la F .F.M.K.R. beaucoup trop rapides.
Les conclusions sans réserve conduisent à un questionnement
sur certains aspects de la méthode de travail utilisée.
Celle-ci correspond bien à une enquête exploratoire mais,
pour la F.F.M.K.R., ne devrait pas conduire à des propositions
de mise en uvre si rapides.
En effet il est regrettable de ne pas trouver dans les annexes de ce rapport
le type des entretiens réalisés, les textes des entretiens
réalisés, les modalités de recueil et de traitement
des données, les résultats chiffrés. Seule l'interprétation
des résultats est accessible dans le corps du texte. Les entretiens
renseignent sur ce que les gens disent qu'ils font mais pas sur ce que
les gens font réellement. L'observation directe pourrait être
un outil d'enquête qui aide à recueillir des données
intéressantes sur l'évaluation des compétences.
Il est regrettable de ne pas trouver en bibliographie des références
concernant l'activité éducative du MK qui fait partie de
l'activité de soin et permet d'aider le patient à devenir
co-auteur de son traitement conformément à la loi du 04
mars 2002. Il aurait été également intéressant
de voir apparaître l'O.M.S. qui propose des recommandations sur
les compétences à développer par les professionnels
de la santé et sur la manière d'évaluer ces compétences.
Il serait également intéressant de travailler les liens
entre les notions de compétences, de polyvalence et d'évaluation
à l'appui de modèles théoriques et d'observation
en situation réelle des pratiques. La notion de compétence
serait à différencier de celle de capacité. La compétence
est à comprendre et à évaluer sur le terrain, sur
l'action du professionnel de santé.
4.
Synthèse et propositions de la F.F.M.K.R.
Le conseil fédéral et le congrès national ordinaire
de la Fédération (Reims, octobre 2003) ont pris des décisions
qui permettent d'aider et de contribuer à l'évolution du
système de santé. demandé, à juste titre,
par les politiques de la santé.
Au Conseil Fédéral de Tours, et dans certains rapports moraux
du conseil fédéral il a été écrit puis
voté à Reims :
- " Il est demandé la création dune filière
complète en Masso-Kinésithérapie et la constitution
d'une discipline en sciences et techniques de la Masso-Kinésithérapie.
D'abord la reconnaissance d'un diplôme en bac + 4, demande reprise
par les étudiants Masseurs-Kinésithérapeutes, puis
un clinicat conduisant à un Doctorat d'exercice en sciences et
techniques de la Masso-Kinésithérapie (bac + 8) sous la
tutelle du Ministère de la santé, de la famille et des personnes
handicapées et du Ministère de la jeunesse, de l'éducation
nationale et de la Recherche.
-
Il est demandé de vérifier que les formations réalisées
par les universités à destination des masseurs-kinésithérapeutes
soient exclusivement coordonnées sur le plan pédagogique
et administratif par des personnes titulaires du diplôme d'Etat
de masseur kinésithérapeute ".
Au
congrès national ordinaire de la Fédération (Reims,
octobre 2003) la motion n° 2 votée est la suivante :
- " La FFMKR exige que les Institutions non agréées
par le ministère de la santé ne puissent en aucun cas former
des personnes non soignantes, non diplômées en santé
à des diplômes qui portent la mention santé. Ces personnes
seraient en concurrence sur le champ d'exercice des masseurs-kinésithérapeutes
et réaliseraient des pratiques illégales, où qualité
et sécurité ne seraient pas respectées. Seuls des
professionnels ayant suivis un cursus de formation validé dans
et par une Institution de santé peuvent prétendre dans le
cadre de la formation continue accéder à ce type de dispositif
".
La
VAE est inscrite dans la loi . La FFMKR souhaite que la loi soit appliquée
et respectée. En créant une discipline en Masso-Kinésithérapie
le jury de VAE serait alors constitué de trois universitaires dont
le président de jury, issus de la discipline en sciences et techniques
en Masso-Kinésithérapie, et de deux professionnels : deux
Masseurs-Kinésithérapeutes en exercice. Cette organisation
permettrait mieux d'évaluer les candidats à la VAE pour
l'obtention de tout ou partie du diplôme de Masseur-Kinésithérapeute.
Par l'Institutionnalisation de la discipline des enseignants-chercheurs
en sciences et techniques de la masso-kinésithérapie pourraient
travailler sur les modalités et conditions d'évaluation
des compétences professionnelles des masseurs-kinésithérapeutes.
Il serait en effet intéressant d'observer les pratiques des Masseurs-Kinésithérapeutes.,
d'étudier les écrits des kinésithérapeutes
et de réaliser des entretiens auprès de kinésithérapeutes
praticiens et de patients soignés par des kinésithérapeutes.
Les résultats de leurs travaux permettraient d'aider au développement
de l'amélioration de la qualité des soins. Dans ce cadre
et seulement à cette condition la FFMKR pourrait soutenir certaines
propositions du rapport Matillon.
Un des préalables à la mise en uvre du projet Matillon
est donc la constitution d'une discipline en sciences et techniques de
la Masso-Kinésithérapie. Une expérimentation dans
une université ouverte pourrait être réalisée
très rapidement si nos ministres de Tutelle prennent la décision.
Le
rapport Berland et le rapport Matillon viennent d'être rendus public.
Depuis plus de deux ans la F.F.M.K.R. répondait à certaines
questions et proposait des solutions aux politiques de santé qui
cherchent à améliorer la qualité des soins et la
compétence des professionnels.
La Kinésithérapie utilise des savoirs issus de différentes
disciplines (Biologie, médecine, pharmacologie, physiologie, biomécanique,
psychologie, sciences de l'éducation, physique,
) pour donner
du sens, conceptualiser, penser, comprendre et agir de manière
spécifique dans ses activités technico-pratiques. La Kinésithérapie
peut donc exister à coté des autres disciplines. La kinésithérapie
a constitué et didactisé son propre savoir.
Par la formation au savoir de la Kinésithérapie et aux savoirs
de disciplines connexes le MK a développé des compétences
de réflexivité, des compétences de questionnement,
des compétences relationnelles (écoute active, distanciation
), des compétences technico-pratiques, et des compétences
éducatives (évaluation, pédagogie, éducation
thérapeutique
) qui lui sont propres.
A chaque rencontre avec le patient et à chaque instant de cette
rencontre dans un même mouvement :
- le Masseur-Kinésithérapeute se questionne (en fonction
de la réaction physique, discursive, gestuelle, posturale
)
du patient et de ses référentiels construits par l'étude
et par l'expérience,
- le MK réoriente, adapte, invente, construit : ses gestes, ses
énoncés, son diagnostic, son attitude, ses objectifs, ses
techniques.
En
fait les composantes de l'activité du Kinésithérapeute
(questionnement, écoute, éducation, attitude, diagnostic,
techniques, relation
) forment un système complexe et spécifique
à part entière au sens de Morin.
La conception de l'homme et de la santé est différente des
autres professions de santé. Pour exemple le diagnostic Kinésithérapique
se confond avec le traitement Kinésithérapique. Ils sont
en interactions et en évolution permanentes et continues en référence
à des valeurs, des savoirs, une vision de la santé différents
des autres professions de santé et des autres disciplines. L'acte
intellectuel est constitutif de l'acte de soin du kinésithérapeute.
Cette vision de la santé, de la personne et du soin ; cette conception
de l'acte de soigner et ses applications dans la relation constituent
le déterminant majeur des résultats en terme de santé
du Kinésithérapeute. Des Bilans Diagnostics et objectifs
de départ (BDK), des bilans et objectifs intermédiaires
(fiche de synthèse), des bilans et objectifs finaux
constituent
une obligation légale pour les MK. Ils permettent de tracer l'évolution
de l'état de santé du patient, ils sont indispensables mais
ils ne reflètent que partiellement l'activité reflexivo-pratique
continue du MK.
Pour exemple la rééducation d'un enfant classé par
la science médicale : IMC nécessite des savoirs et des compétences
de différentes nature, de différents niveaux, dans différents
champs :
- Dans le champ de la neurologie ;
- Dans le champ psychomoteur ;
- Dans le champ respiratoire ;
- Dans le champ éducatif ;
- Dans le champ de l'appareillage ;
- Dans le champ de la communication ;
- Dans le champ psychologique
Chaque séance de rééducation est différente.
Par son activité réflexive et pratique le MK doit allier
certains éléments de ces différents champs pour construire
une séance adaptée à l'état de l'enfant, de
la mère
De prime abord il semble difficile de valider ce type de compétences
à des candidats qui n'aient pas suivi un cursus de formation complet
dans un IFMK.
Par contre le Masseur-Kinésithérapeute diplômé
au grade de Docteur en sciences et techniques de la Masso-Kinésithérapie
pourrait prescrire et contrôler la réalisation de tâches
simples curatives et/ou préventives à d'autres métiers
de la santé et/ou à de nouveaux métiers de la santé
rémunérés en fonction de leur niveau de compétence.
Cette proposition simple à réaliser comporte un triple intérêt
:
- garantir la qualité des soins ;
- réaliser des économies sur les plans des coûts directs
et indirects de la santé;
- répondre aux besoins et aux demandes de santé de la population
et ainsi améliorer la qualité de vie et la santé
à court, moyen et long terme des patients.
Les kinésithérapeutes ont depuis longtemps montrés
leur niveau de compétence pour muter d'un rôle d'agent prescrit
à un rôle d'auteur prescripteur. Pour cela il est nécessaire
de changer la loi et de ne pas agir qu'au niveau de la réglementation.
La profession de Masseur-Kinésithérapeute n'est donc pas
une profession médicale à compétences limitées
mais constitue une profession de santé à part entière.
Il est donc question pour cette profession de permettre une maîtrise
kinésithérapique et de mieux montrer aux politiques de santé
le service de santé rendu à la population et ainsi l'utilité
sociale de cette profession. Un exercice autonome serait le meilleur levier
pour réaliser complètement ces objectifs.
NB
: références bibliographiques utilisées disponibles
sur simple demande.
Les
Travaux des syndicats de MK affiliés à la FFMKR. AJACCIO les
26, 27, 28 Sept 2003
La FFMKR travaille à l'Autonomie d'exercice de la profession
Dans le cadre
de la syndicalisation, de la promotion de la profession et de la FFMKR
les Masseurs-Kinésithérapeutes et les Syndicats FFMKR de
la Région PACA et CORSE se sont réunis en colloque à
Ajaccio (Corse du Sud) à l'appel du Conseiller Fédéral
Franck Gatto et en présence de Jean-Paul David, Président
en exercice de la FFMKR, d'Eric Pastor, Secrétaire Général
FFMKR chargé de l'Enseignement, de l'Evaluation et de la Recherche,
de Maurice Ramin, Secrétaire Général chargé
des Sports et de Bernard Decory vice Président de l'Union Régionale
FFMKR PACA-Corse..
Ces Travaux avaient pour thème : La dynamique de syndicalisation
à la F.F.M.K.R. des Masseurs- Kinésithérapeutes CORSE
et la promotion de la profession.
Gérard Mondoloni, un des responsables du syndicat FFMKR de corse
du sud a ouvert les débats avec une assemblée d'une soixantaine
de participant(e)s.
Franck GATTO, Président de l'Union Régionale PACA-CORSE,
dans son discours d'introduction a insisté sur l'importance "
de construire une nouvelle identité professionnelle et de partager
entre Masseurs-Kinésithérapeutes des valeurs communes à
notre exercice présent et à venir.
Ces travaux se réaliseront une fois par an et ont pour objectifs,
entre autres, d'informer, de partager, d'expérimenter et de mettre
en uvre avec les Kinésithérapeutes locaux sur le terrain
certaines décisions prises en conseil fédéral : la
constitution d'une discipline en Sciences et Techniques de la Masso-Kinésithérapie,
un accès direct des patients aux Masseurs-Kinésithérapeutes,
un droit de prescription, un ordre de la Kinésithérapie,
la reconnaissance des fonctions de kinésithérapeutes-ostéopathes
et une valorisation financière des actes de kinésithérapie.
L'autonomisation de l'exercice des masseurs-kinésithérapeutes
nécessite la fédération de la majorité d'entre
nous sur ce projet dont la réalisation modifiera l'activité
quotidienne de chaque praticien ".
Ce type de manifestation montre et fait partager aux confrères
non syndiqués le travail réalisé par la FFMKR au
niveau départemental, régional, national et a pour fonction
de faire adhérer les MK à la FFMKR.
Dans ces perspectives il a été présenté le
site internet : http://www.ffmkrsud.org.
Ce site regroupe 14 départements de 2 régions du sud de
la France. Dans le respect de la position et de la politique du conseil
fédéral ce site propose de nombreuses rubriques : colloques,
formations, forums, petites annonces, actualités professionnelles
nationale, régionale, départementale
Jean-Paul DAVID, Président de la F.F.M.K.R., a fait un retour sur
les Assises de la Kinésithérapie de 1998 à Ajaccio,
le thème d'alors était "Production de Santé
" et 5 ans après la kinésithérapie démontre
le "Service de santé Rendu par la profession". Jean-Paul
nous apprend la signature le matin même d'un amendement pour le
rétablissement de l'Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes
qui permettra à la profession de s'auto-gérer et d'obtenir
une éthique, une déontologie, et un contrôle par la
kinésithérapie.
Les professionnels présents ont débattu des sujets d'actualité
au rang desquels les dossiers chauds des projets de réformes (études,
retraite, Ordre professionnel, Formation, Ostéopathie, etc.)
Lors des Assises de Marseille en Octobre 2000 et celles de Arras en 2002
un certain nombre de pistes avaient été tracées pour
valider les apports de la Kinésithérapie en économie
de Santé. Un des défis de ces travaux était de concrétiser
dans les faits certaines de ces pistes et de démontrer une faisabilité
d'abord sous la forme d'expérimentation locale puis vers une généralisation
nationale. La démonstration a été réalisé
par le tandem Eric Pastor et Franck Gatto dans le cadre de leur délégation
fédérale appuyés par un certain nombre de confrères
et consoeurs. A titre d'exemple, grâce au travail de certains conseillers
fédéraux, des syndicats FFMKR Corse et à l'accueil
très positif de l'Université de Corte de renommée
internationale une formation Universitaire des MK Corse est proposée
par l'Université de Corte.
Eric PASTOR nous informe sur le dossier Ostéopathie qu'il défend
pour la profession. Pour Franck Gatto et Eric Pastor, " la Kinésithérapie
et l'ostéopathie sont un Alliage, sont en fusion ".
De nombreuses réunions de travail sont prévues. Eric Pastor
soutien auprès des tutelles avec une très grande compétence
la position d'une indivision entre kinésithérapie et ostéopathie.
Bernard Decory a présenté le projet d'un Institut d'Ostéopathie
au sein de l'IFMK de Marseille.
Le lendemain, ces chantiers, les différentes positions avancées
et les propositions dans le respect de la politique fédérale
sont discutés avec les responsables syndicaux et les MK.
Un invité de marque et ami Christian ROUX, Professeur des Universités,
Historien d'origine, Directeur du S.C.U.F.U.P. (Service Commun Universitaire
de Formation, Université de Provence) nous a fait l'honneur d'accepter
de plancher sur un thème d'actualité : " Conditions
et intérêts scientifiques, politiques et administratifs de
la constitution d'une discipline en Kinésithérapie ".
Dans le contexte de l'exercice et de la réforme des études
(Licence, Master, Doctorat) constituer une Discipline en Kinésithérapie
dans le cadre des Universités n'est pas une gageure. " Ce
n'est pas l'accumulation des savoirs et du savoir-faire qui caractérise
une discipline ". Pour Christian Roux, " celle-ci est fondée
et validée par l'identification du savoir grâce à
la recherche, avec sa part de positivisme et de phénoménologie
mais aussi par le dépassement de ce clivage qui permet de repérer
les concepts propres générés par la recherche en
kinésithérapie et par les pratiques spécifiques aux
kinésithérapeutes. Il est essentiel de faire émerger
les concepts novateurs par rapport au tronc originel, les objets et les
méthodes caractéristiques de la Kinésithérapie
".
Suite à une explication des différents mots clés
: " Partenariat : au sens latin de partitio (partager), il y a un
projet commun ; Idée d'ouverture ; Processus relationnel (agrégation
sociale) " il est développé une vision de la réalité.
" Le processus de disciplinarisation se calque toujours sur la transformation
du monde lui-même. Créer une famille professionnelle est
incontournable. L'augmentation du nombre de Kinésithérapeutes
diplômés en Licence, Maîtrise, D.E.A. et Doctorat constitue
un très pertinent indice de l'avancée de la profession vers
la discipline et l'autonomie. La disciplinarisation d'une profession est
un combat politique au sens noble du terme ".
Pour Christian Roux, le hasard a fait que sa réflexion sur la création
d'une discipline en Kinésithérapie a été concomitante
avec la lecture de la revue : Recherches en Kinésithérapie
(R.E.K.) n° 1 édité par la SPEK. Pour Christian Roux,
" cette revue constitue la dernière étape nécessaire
à la constitution d'une discipline. Cette étape de didactisation
des savoirs est enfin réalisée. La Kinésithérapie
est prête pour la disciplinarisation c'est à dire l'autonomie
d'exercice ". Pour Franck Gatto " la Kinésithérapie
utilise des savoirs issus de différentes disciplines (Biologie,
médecine, pharmacologie, physiologie, biomécanique, psychologie,
sciences de l'éducation, physique,
) pour donner du sens,
conceptualiser, penser, comprendre et agir de manière spécifique
dans ses activités technico-pratiques. La Kinésithérapie
peut donc exister à coté des autres disciplines ".
Les nombreux avantages d'une discipline sur l'activité des kinésithérapeutes-praticiens
ont été décrits et explicités le 27 et 28
septembre 2003.
Dans cette même optique " il est essentiel d'ordonner et de
structurer la formation initiale et continue de l'Ostéopathie "
comme l'indique Eric Pastor. " L'analyse de l'article 75 de la loi
du 4 Mars 2002 montre combien reste vague la reconnaissance de celle-ci.
Les débats internes prouvent aussi combien la thérapie manuelle
est diverse mais toujours attachée à la Kinésithérapie
moderne, c'est-à-dire globaliste et sans " saucissonnage ".
Par ailleurs " il paraît tout aussi capital de préserver
la spécificité de l'usage de la main dans notre science
thérapeutique, le massage dont les effets peuvent présenter
une dangerosité s'il est pratiqué par des non diplômés
" souligne Jean-Paul David.
Les Assises de Toulouse en Octobre 2004 plancheront sur " l'évolution
des compétences " en s'appuyant sur une structure ordinale
préservant l'éthique et donnant plus d'indépendance,
de garanties et de responsabilité à la mise en oeuvre de
nos activités thérapeutiques.
Franck Gatto,
Michel Magnaval et Eric Pastor.
UNION REGIONALE PACA et CORSE :
A
la recherche d'une identité et d'un pouvoir nouveaux pour la Profession
(avec photos)
Michel Magnaval (syndicat 13).
Actualité
PACA-Corse 2003
Paru
à la SPEK : Recherche
en Kinésithérapie N°1
Actualité formation septembre 2003
CDPK22 : Retour sur
la 3ème Journée Régionale (Prévention des
Chutes chez les Personnes âgées)
Actualité prévention
Inscrivez-vous
aux listes de diffusion
Actualité
syndicale locale internet
Déroulement de la formation initiale : schéma
du modèle licence master (modèle européen) applicable
a la formation en kinésithérapie
Actualité formation initiale
Formation : Les masseurs-kinésithérapeutes
se forment en sciences de léducation, de Franck Gatto
(gros fichier au format .pdf : patience !) 24 mars 2003
Actualité formation
Recherche
en Kinésithérapie N°1 -> présentation et bon
de commande
La revue REK est la première du genre en France. Il s'agit d'une
revue scientifique internationale qui a pour objectif de montrer aux professionnels
de la santé, aux Caisses d'assurance maladie, aux politiques et
aux universités qu'il existe de véritables travaux de recherche
en Kinésithérapie.
Cette revue contribue de manière significative à la reconnaissance
de la responsabilité et de l'autonomie de la profession. Les kinésithérapeutes
sont capables de construire par la recherche leurs propres savoirs scientifiques
et leurs applications pratiques. Ils sont compétents pour ne plus
travailler par délégation de savoir et de pouvoir.
La prescription par la profession et l'accès direct devient alors
possible...
Thème du numéro 1 : Diversité des travaux de
recherche.
Thème du numéro 2 : Travaux de recherche en ostéopathie
et en évaluation.
CDPK22
: Retour sur la 3ème Journée Régionale "Kinésithérapie
et Prévention" organisée par les CDPK Bretons le 22 mars
2003 :
-> A lire : Texte d'une des communications (gros fichiers word) : Evaluation
des ateliers du programme "Equilibre..âge 22" - années
1999-2000 (Prévention des Chutes chez les Personnes âgées).
-> Commander le recueil de cette journée.
-> Leur programme de formations 2003.
La 4ème Journée Régionale qui aura lieu le 20 mars
2004.
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